À l’occasion de la 9ᵉ édition du World Cleanup Day, le centre commercial PlaYce Yaoundé a abrité, ce jeudi 17 septembre 2026, une conférence de presse d’envergure orchestrée par CFAO Consumer. Réunissant pouvoirs publics, industriels, distributeurs et acteurs du recyclage, la rencontre a mis en lumière les leviers d’action pour concilier activité économique et préservation de l’environnement.
« On nettoie près de chez soi pour une planète sans déchet plastique ». C’est sous ce mot d’ordre résolument mobilisateur que le groupe CFAO Consumer — à travers ses enseignes Carrefour, PlaYce et JULES — a donné le coup d’envoi de ses activités relatives au World Cleanup Day. Cette 9ᵉ édition a été une nouvelle occasion pour Carrefour de réaffirmer son engagement écoresponsable sur l’échiquier de la grande distribution.
Sur le plateau, une synergie inédite : régulateurs, producteurs, recycleurs et plateformes numériques d’échanges ont confronté leurs approches pour esquisser une feuille de route commune face au péril plastique.


L’État en garant du cadre réglementaire
Au sommet de cette chaîne de valeur, le ministère de l’Environnement entend jouer pleinement son rôle d’arbitre et d’impulseur. Représentant le ministre de tutelle, M. Hamadjoda a rappelé que la riposte commence par un encadrement strict : textes de loi, agréments, permis d’exploitation et manifestes de traçabilité constituent le socle juridique indispensable pour maîtriser le cycle de vie des polymères.
De la décharge au marché : la révolution de la Bourse Nationale du Déchet
L’une des interventions les plus remarquées aura été celle de la Bourse Nationale du Déchet (BND). Véritable place de marché numérique, la BND transforme ce qui était jadis considéré comme une nuisance en une véritable opportunité économique. En régulant l’offre et la demande de matière première secondaire, elle assure quatre missions stratégiques :
- La fixation transparente des cours des déchets ;
- Le contrôle strict de la qualité selon les normes en vigueur ;
- La traçabilité intégrale des volumes collectés ;
- La centralisation des données de filière.
Pour les acteurs économiques dûment enregistrés, la BND apparaît désormais comme la clé de voûte d’un écosystème assaini et vertueux..
Industriels et marques engagés dans la boucle
Sur le terrain industriel, la circularité monte en puissance. La société Ecogreen a exposé son modèle dédié au recyclage des bouteilles et emballages générés par les filiales du groupe El Sahely.
De son côté, Icrafon démontre sa responsabilité environnementale en réinjectant ses propres rebuts de production dans son outil industriel. Privée d’agrément direct pour la collecte externe, l’entreprise contourne l’obstacle grâce à des partenariats stratégiques avec des ramasseurs agréés, à l’instar de Name Recycling, garantissant un approvisionnement continu de matière à retraiter.
La mode durable s’est également invitée au débat avec l’enseigne de prêt-à-porter masculin JULES, qui continue d’étoffer son offre vestimentaire à base de textiles recyclés et de fibres issues de l’agriculture biologique.
Sensibilisation et écogestes en magasin
En bout de chaîne, le distributeur endosse le rôle de premier prescripteur auprès du grand public. Chez Carrefour, la bataille contre le plastique se livre directement en caisse, où les clients sont vivement incités à troquer les sacs à usage unique contre des cabas réutilisables. Dans les allées du centre commercial PlaYce, cette démarche se matérialise aussi par l’implantation systématique de poubelles de tri sélectif dédiées aux emballages plastiques.
En conclusion de cette table ronde, M. Hamadjoda a tenu à rappeler le réalisme qui doit guider les actions futures : l’enjeu ne réside pas dans l’illusion d’une éradication totale du plastique du jour au lendemain, mais bien dans notre capacité à cohabiter avec cette matière par l’adoption concertée de bonnes pratiques et d’une rigoureuse discipline collective.




